Mardi 20 Mars 2007
  Bonjour à tous,  

 

Il y a quelques jours je suis allé au nord de Montréal, la ville principale de la province du Québec, aux portes du Parc National de la Mauricie  : j’allais pour la première fois faire du traîneau à chiens…    

Arrivés sur le site, près de la petite ville de Saint-Anne-des-Monts, une personne nous a amenés à travers la forêt à l’endroit du départ, là où sont les chiens et les attelages. Durant cette marche nous pouvions entendre, les autres participants et moi, les aboiements des chiens qui se faisaient de plus en plus forts : en nous entendant approcher, ils savent qu’ils vont tirer les traîneaux ce matin. Quand nous débouchons dans la clairière, les chiens font un vrai raffut ! Ils tirent sur leur laisse, car ils n’ont qu’une envie, partir en ballade, et courir, encore et encore.

 

 

 

 

               Le musher (nom de la personne qui conduit un traîneau) est un jeune homme d’environ 28 ans. Il nous dit qu’il sera notre guide, et qu’il aura le traîneau de tête. Il nous dévoile alors en à peine cinq minutes les petites choses que nous devons savoir :   

 - nous serons deux par traîneau. L’un assis, l’autre debout sur les patins du traîneau, derrière, conduisant l’attelage.   

- Il faut laisser une distance raisonnable entre les attelages, et anticiper les arrêts, sinon les chiens des différents attelages se chamailleraient.   

- pour freiner on peut monter sur une barre dentelée à l’arrière. Elle s’enfonce alors dans la neige sous notre poids, et agit comme un frein pour les chiens.  

 

- pour faire partir les chiens, il faut un son comme « Allez ! », ou « Hey ! », n’importe quoi mais pas un son qui finit en [o], comme « Go ! ». Pourquoi ? Parce que le ‘stop’, c’est « Hoooo ! », et les chiens ne feraient pas la différence.  

 

            Il n’y a pas d’autres ordres, car les chiens suivront par habitude l’attelage qui est devant eux. Le musher et ses assistants attèlent maintenant les chiens au traîneau. Six chiens par attelage, tous des Huskies. En tête deux chiens qui savent écouter les ordres, deux autres au milieu, et proche de l’avant du traîneau deux Huskies costauds.  

 

Plusieurs traîneaux sont partis, Anne Alice (mon amie) est bien assise, blottie dans une couverture. Je me tiens debout sur le frein, les chiens tirent sur la corde. Je mets alors les deux pieds sur les patins à l’arrière, libérant le frein. Je n’ai pas le temps de donner l’ordre de partir que les chiens ont déjà bondi ! Le traîneau glisse sur la neige, les chiens foncent, tout excités. Le soleil brille, et je me dis en moi-même : « ça y est, je suis en train de réaliser l’un de mes rêves, conduire un traîneau à chiens… ».  

 

Rapidement les chiens prennent un rythme de croisière, et vont moins vite. La balade va durer presque deux heures. Il est difficile de raconter ce que l’on ressent. La beauté des paysages parcourus, le calme tout juste perturbé par le bruit du glissement des patins sur la neige, et cette sensation de liberté absolue… Le musher nous a dit que nos chiens, des Huskies norvégiens, peuvent tirer un traîneau durant près de huit heures, en faisant des pauses. Mais il ne me faut que quelques minutes pour être grisé et apprécier le moment présent.   

 

 

 

 

                La balade se termine. Nous sommes revenus au camp et buvons maintenant un chocolat  chaud. Le musher nous emmène voir des petits Huskies. Il sont très mignons avec leur beau pelage, mais nous ne pouvons pas trop les caresser : en prenant cette habitude, plus tard, lors des arrêts ils ne repartiraient pas, dans le but d’être caressés. Nous apprenons aussi que ces chiens-là peuvent tout à fait vivre à des températures de -40 degrés ! Une dernière question me brûle les lèvres : « Est-ce qu'ils sont heureux en tirant ces lourds attelages ? ». Le musher me sourit, et me répond : « Oh oui, ils adorent ça, c’est leur vrai nature : courir et être dans le froid. D’ailleurs l’été, ils sont au repos, et certains chiens dépriment un peu ! ». C’est vrai, lors de la ballade, les chiens n’aboyaient plus, trop heureux de profiter de ce qu’ils adorent par-dessus tout : tirer des attelages…

 Richard 

 

 

Dimanche 18 Mars 2007

Bonjour à tous !

Je me présente, je m'appelle Richard, j'ai 32 ans et je suis arrivé au Québec il y a maintenant un mois, pour rejoindre ma copine qui vit ici depuis plus d'un an.

Le Québec est une province à l'est du Canada, ce grand pays d'Amérique du Nord (le 2ème au monde par la superficie). Dans tout le Canada on parle l'anglais, mais ici au Québec, les gens parlent le français, c'est la langue officielle : c'est une région francophone.


Je suis un ami de votre maîtresse et je vais vous écrire de temps en temps pour vous parler de différentes expériences vécues ici, et vous raconter aussi les différences que je vois entre le Québec et la France : dans les manières de vivre, le climat, la nourriture, les expressions, etc...
Vous pourrez me poser des questions et j'essayerai d'y répondre le mieux possible.

Dans mon prochain message, je vous parlerai d'une expérience que je viens de vivre ici : faire du traîneau à chiens !
Je sais que vous allez partir bientôt dans les Alpes et que vous allez en faire également. Ca sera l'occasion pour vous de vous faire une première idée sur cette activité, ce sport, qui est aussi un moyen de déplacement dans les régions froides.
Vous pourrez aussi me raconter à votre retour, ce que vous avez fait, ce que vous avez ressenti.

Alors à très bientôt, William, Lucas, Sandra, Mathilde, Merwën, Charline, Jérémie, Jonathan, Marine, Nikita et Gaëtan.


Richard

publié par Classe de Havange

Havange en ligne

L'école d'Havange crée son blog ! Au fil des semaines, vous pourrez lire des articles sur nos sorties, nos projets, la vie de notre classe... Bonne lecture !

 

Les élèves de la classe unique d'Havange et leurs maîtresses.

 

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